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Mardi 20 mars 2007

par Weird publié dans : La Bête
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Dimanche 18 mars 2007

Bonjour tout le monde :-) ! A cause d’une semaine très dense et d’un samedi placé sous le signe du jeu de rôles, je n’ai pas eu l’occasion de rédiger le chapitre suivant des chroniques (aie, non, pas taper, pas taper !). Mais j'ai quand même pensé à vous, en faisant tout à l’heure une mise à jour de mon site weird. Comme quoi, si vous étiez venus pour me lire (ce dont je vous remercie), vous pouvez tout de même le faire… ailleurs ! J'ai mis par exemple en ligne les six dernières micro-histoires de l’étrange journal, qui est désormais terminé (vous le trouverez dans la section « Schizophrénie paranoïaque contrôlée »). Ou, si vous vous intéressez de près ou de loin à la littérature interactive, j'ai également posté un nouvel article de conseils pour vous adonner à ce style d’écriture si particulier...

Et si tout ceci ne vous suffit pas, n'oubliez pas que vous pouvez également visiter le site de ma moitié, qu'elle actualise chaque semaine ! Après quasiment un trimestre d'existence, je crois qu'on peut considérer qu'il est arrivé à maturité. La structure des pages est définitive, la charte graphique également, il commence à y avoir des échanges de bannières avec des partenaires, les premières photos de sa collection sont à nouveau disponibles en meilleure qualité, les articles sont désormais tous illustrés, et le nombre de fiches atteint maintenant la cinquantaine… En plus de ses critiques d’œuvres existantes, n'hésitez pas à allez lire ses articles traitant des différentes utilisations (littéraires ou cinématographiques) du personnage du vampire, mais proposant également des explications sur l’origine du mythe. Je vous rappelle que ces pages sont tout public, et donc susceptibles d’intéresser quiconque désirerait s’informer sur le sujet. Bonnes lectures !

par Weird publié dans : Blog
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Jeudi 15 mars 2007

Lorsque, dans cette rubrique, je vous parle d'un jeu de société qui me plait, il s'agit généralement d'une boîte que vous ne trouverez pas en grande distribution. Aujourd'hui, je vais faire encore plus fort et vous présenter un jeu que vous ne trouverez a priori pas non plus dans des boutiques spécialisées ! Pour l'obtenir, il vous faudra certainement faire comme moi : l'acheter sur le web en le faisant venir d'Allemagne ! Enfin bon, que ça ne vous empêche pas de lire cet article, mon but étant surtout de vous faire découvrir des jeux un peu plus intéressants que le Monopoly ou le Trivial Pursuit :-)…

Old Town est un jeu de déduction qui, contrairement à ses collègues (dans une certaine mesure, toujours dérivés du Cluedo ou du Mastermind), n'est pas basé sur une solution unique déterminée en début de partie. Au contraire, la solution va être construite au fur et à mesure par les joueurs, en un mode semi-coopératif. Au terme de la partie, lorsque la solution aura été trouvée par le groupe, le vainqueur sera tout simplement celui qui aura le plus fait avancer les choses. Le thème est également inédit puisque ici il ne s'agit pas d'une enquête policière, mais d'une énigme archéologique ! Le but du jeu est de reconstituer une ville du Far-West, en identifiant la nature de chaque bâtiment qui la composait (saloon, bureau du shérif, banque, etc.). Ce thème est vraiment original, et en parfaite adéquation avec les mécanismes et le matériel (ce qui n’est pas si courant que ça dans le monde ludique).


Concrètement, le jeu se joue à l'aide de cartes comportant chacune un indice logique, du type « L'imprimeur se trouvait dans le quart nord-est de la ville » ou encore « L'église et l'école, toutes deux situées dans Main Street, se faisaient face ». En choisissant la bonne carte au bon moment, un joueur peut ainsi éliminer des hypothèses (symbolisées par des marqueurs sur le plateau de jeu), préciser - ou même déterminer - l'emplacement des bâtiments et marquer des points. La ville ainsi reconstruite est différente à chaque partie car toutes les cartes ne seront pas utilisées, et que la position des bâtiments dépend de l'ordre dans lequel elles seront jouées. Le secret pour gagner plein de points est de provoquer des réactions en chaîne. Par exemple : « Cette carte indique que l’église ne peut pas être ici, donc elle est là, et comme l’école est forcément en face, ça ne laisse plus que ces deux possibilités pour le saloon ! ».

La ville se précisant de manière assez importante d'un tour de jeu sur l'autre, il est assez difficile de mettre en place des stratégies à long terme. Old town est donc plutôt un jeu "opportuniste", où on s'amuse à déterminer la meilleure carte à jouer lorsque vient son tour. Les mécanismes sont vraiment bien pensés, avec en particulier une règle très maligne qui permet de progresser même quand les cartes qu'on a en main ne permettent pas de jouer ! Voilà de quoi rassurer les personnes n'aimant pas trop jongler avec la logique : on ne reste jamais bloqué dans ce jeu ! Une partie dure environ 45 minutes, et peut se pratiquer à 2, 3 ou 4 joueurs (voire même en solitaire avec une série d'énigmes fixes proposées dans les règles). Je cherchais depuis des années un jeu de déduction sympa, où je prendrai plaisir à faire fonctionner mes neurones dans une ambiance détendue. Je crois qu'avec Old Town, j'ai enfin trouvé mon bonheur :-D.

par Weird publié dans : Zoom
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Mardi 13 mars 2007
par Weird publié dans : La Bête
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Dimanche 11 mars 2007

J’avais quasiment atteint la cellule lorsque le messager arriva. Il était fébrile (du moins, autant qu’un boggart pouvait l’être) à l’idée de me transmettre son information. Et, bien que cette dernière impliqua un délai de plusieurs heures avant que je puisse m’occuper de Gwennen, elle me remplit d’une joie mauvaise. Après avoir écouté attentivement son compte-rendu, je le renvoyai au rez-de-chaussée pour préparer mon départ. Pensif, je choisis de demeurer ici quelques instants pour savourer pleinement la situation. J’étais comme un gamin à Noël, hésitant simplement sur l’ordre dans lequel il allait ouvrir ses cadeaux. Cette nuit était décidément exceptionnelle à tout point de vue, et je ne pus empêcher mon rire de résonner dans le sous-sol. Après Gwennen, la tenancière était également à la portée de ma main ! Une sentinelle venait de la repérer à l’orée de la forêt. Cette idiote était seule, et semblait se diriger vers le château. Comme j’avais systématiquement contrecarré les actions de sa pitoyable résistance, il s’agissait sûrement d’une manœuvre désespérée pour m’assassiner. Je supposais que les quelques haut-rêvants ralliés à sa cause l’avait finalement abandonnée, et qu’elle tentait là une approche directe. C’était sans compter sur la vigilance de mes troupes, pauvre naïve !

Hésitant sur la conduite à tenir, les deux boggarts qui montaient la garde devant la cellule de Gwennen s’approchèrent de moi. Ils étaient à la fois curieux de savoir ce qui me mettait de si bonne humeur, et sans doute un peu troublés par la singularité de la chose. Hilare, je leur dis de continuer à bien surveiller leur prisonnière, car je m’occuperai d’elle un peu plus tard. Ils repartirent donc vers la porte de la prison en échangeant des blagues sur sa mort prochaine. Je fis demi-tour et remontai l’escalier au pas de course, tout en laissant vagabonder mes pensées. Il faudrait bien que j’arrive à me décider sur le sort que je réserverai à ma prisonnière. J’étais décidé à la tuer, mais pas sans pleinement profité d’elle. Et avant ça, la Tenancière ferait office d’amuse-gueule ! Le messager avait bien suivi mes instructions, car une dizaine de boggarts lourdement armés m’attendait dans l’entrée du château. J’échangeai ma cape d’intérieur contre un manteau et m’apprêtai à sortir. Bien que les pouvoirs de la musicienne s’amoindrissaient et que le port d’un manteau ne fut plus nécessaire pour évoluer sur son domaine, je préférai ne prendre aucun risque. Après avoir relevé la capuche, je fis signe à ma troupe de me suivre à l’extérieur.

Comme je m’étais attendu à une excitante traque nocturne, je fus déçu de la facilité avec laquelle nous capturâmes la tenancière. Moins d’une demi-heure après avoir quitté le château, nous l’avions déjà cernée ! Son approche, bien que relativement discrète, manquait assurément de subtilité. Sur un ordre de ma part, les boggarts jaillirent des sous-bois et l’entourèrent de manière menaçante. Elle sembla hésiter quelques instants sur la façon dont elle devait réagir, délai que j’employai pour me montrer à mon tour. En m’apercevant, son expression se figea d’une étrange manière, et je sus qu’elle ne montrerait pas de résistance. Mes boggarts eurent tôt fait de lui lier les mains et de la fouiller, mais elle n’était pas armée. En fait, et très bizarrement, elle n’avait absolument rien sur elle mis à part ses vêtements. Avait-elle donc estimé que ses pouvoirs de haut-rêvante seraient suffisants pour me vaincre ? S’ils lui avaient précédemment permis d’échapper à mes patrouilles, elle venait de faire une grosse erreur d’appréciation. A moins que son objectif, en venant ici, fut tout autre ? Comme elle restait silencieuse, et que je ne souhaitai pas l’interroger devant les boggarts, c’est dans le silence le plus total que nous revînmes au château…

Une fois arrivés, je la fis conduire dans ma chambre et demandai qu’on nous laisse seuls. Le dernier boggart ressorti, je verrouillai la porte et glissai la clef dans une de mes poches. La tenancière, les mains toujours entravées, me faisait face avec une attitude neutre. Désireux de lui montrer que je ne la craignais nullement, je passai dans son dos et lui déliai les mains. Tout en frottant ses poignets marqués, elle finit par rompre le silence. « Je suppose que vous vous posez des questions sur la raison de ma présence ici. » dit-elle calmement. « Et également que vous devez trouver ma capture trop facile… ». Bien que n’ayant pas du tout une conduite soumise, elle avait prononcé ces mots sans la moindre arrogance. J’étais effectivement perplexe, mais je ne voulais en aucun cas le lui avouer, aussi me contentai-je de l’inviter à poursuivre. « En fait » continua-t-elle, « je voulais m’entretenir avec vous. C’est pour cela que je suis venue, et c’est pour cela que je ne me suis pas défendue. Je savais que tôt ou tard, vos boggarts me repèreraient. ». Son calme commençait à m’énerver sérieusement, aussi je décidai de changer d’attitude. « Et tu t’es jetée dans la gueule du loup ! » lui assénai-je, victorieux. « Tu as préféré te rendre plutôt que de continuer seule cette lutte inutile ! ». La femme plongea son regard droit dans le mien avant de me répondre : « Je ne suis pas venue pour me rendre, mais pour mettre fin à cette situation. ».

L’assurance qu’elle affichait en prononçant ces mots me mit mal à l’aise. Non seulement cette femme ne semblait pas me craindre, mais elle commençait à m’inquiéter. Elle était désarmée, au sein même d’un château occupé par mes troupes, mais c’était moi le prisonnier, captif de son attitude que je ne comprenais pas. La situation était d’autant plus troublante que j’avais pris l’habitude de terrifier – par ma simple présence – tous les habitants des contrées du rêve, jusqu’à mes propres troupes ! Une idée me traversa l’esprit : et si je n’étais pas en présence de la tenancière, mais du Maître ? Il avait peut-être décidé de prendre son apparence pour me faire subir un test ? Cela aurait en tout cas expliqué ce sentiment d’infériorité que je ressentais alors… Quoi qu’il en fut, j’étais décidé à ne pas laisser paraître mon trouble et à reprendre les choses en main. « Explique-toi clairement ! » lui ordonnai-je soudain. « Je n’ai pas de temps à perdre avec une rebelle dans ton genre. Si tu pensais pouvoir m’assassiner, c’est que tu as largement surestimé tes forces ! ». La femme fit un pas dans ma direction, puis répondit avec le même aplomb : « Je n’aurai effectivement aucune chance de vous tuer. Si je me présente à vous, c’est pour vous apporter mon aide…

Cela fait des semaines que nous nous affrontons en vain. J’ai compris que cette stratégie ne me mènerait à rien. Il est aujourd’hui évident que vous vous êtes rendu maître de ces terres, et que rien ne peut plus vous arrêter. Je ne suis pas de taille à lutter contre votre contrôle du rêve ni votre armée de boggarts. J’ai donc décidé de revoir mon attitude et de modifier nos relations. Pourquoi continuer à vous considérer comme un ennemi alors que j’aurai d’avantage à gagner si nous étions alliés ? ». Bien qu’affichant un sourire séduisant, la tenancière eut un infime trémolo en formulant cette question. Je sus ainsi qu’il s’agissait bien d’elle et non du Maître, et que finalement… elle me craignait ! Désireux de lui montrer ma supériorité, je lui répondis : « Tu préfères donc retourner ta veste et t’allier à moi pour profiter de ma victoire ? C’est effectivement une sage décision, mais que tu prends hélas un peu tard. De plus, qu’aurais-tu à m’offrir que je ne puisse prendre moi-même, avec ou sans ton accord ? ». Excité par cette situation que je dominais à nouveau, je joignis le geste à la parole. Lui agrippant prestement les cheveux, j’inclinai sa tête en arrière et l’embrassai de force. La tenancière se débattit d’abord faiblement, puis finit par me rendre ce baiser avec une fougue surprenante. Quelque chose dans son regard fiévreux m’indiqua alors qu’elle venait d’obtenir ce pour quoi elle était venue…

par Weird publié dans : Chroniques
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