John Hugues, c'est un scénariste à qui l'on doit d'énormes succès dans la comédie familiale ("Maman j'ai raté l'avion" ou "Beethoven" par exemple). Anthony Michael Hall, c'est le héros de la série "Dead Zone" qui passe à la télé en ce moment. Quel rapport entre ces deux personnages me demanderez-vous ? Il se trouve qu'au milieu des années 80, ils ont tourné coup sur coup trois excellentes comédies ensemble. Or, pour mon plus grand bonheur, ces trois films sont désormais disponibles en France, en DVD, et pour moins de 10 euros chacun ! Permettez-moi donc de vous en faire la pub et d'en ajouter au passage un quatrième (toujours de Hugues, mais sans Hall), tourné dans la foulée et tout aussi indispensable.
Seize bougies pour Sam (Sixteen candles, 1984)
Le genre : Comédie romantique
L'intrigue : La famille de Samantha (Molly Ringwald), obsédée par le mariage de sa sœur aînée, oublie qu'elle fête aujourd'hui ses 16 ans. Elle a pourtant déjà de quoi se plaindre, entre le garçon de ses rêves qui ne sait même pas qu'elle existe, et le ringard du lycée (Anthony Michael Hall) qui lui tourne sans cesse autour.
Mon avis : C'est une comédie romantique légère et sympa, extrêmement représentative des valeurs et de l'esthétique des années 80 (comme les films suivants d'ailleurs). Molly Ringwald et Anthony Michael Hall font tous les deux preuve d'un réel talent pour la comédie (au sens large du terme). S'il est tout de même inférieur aux trois métrages dont je vais maintenant parler, ce film est suffisamment frais et drôle pour que je vous le recommande chaudement.
Breakfast club (The breakfast club, 1984)
Le genre : Comédie dramatique
L'intrigue : Cinq lycéens que tout oppose (un surdoué (Anthony Michael Hall), une fille à papa (Molly Ringwald, encore !), un sportif, une névrosée et un rebelle) sont collés ensemble par le proviseur. Au cours de la journée, ils apprendront à découvrir qui ils sont réellement au-delà de l'image que les autres ont d'eux.
Mon avis : Je donne comme genre à ce film celui de comédie dramatique, car il est à la fois particulièrement drôle et réellement émouvant par moment. Les acteurs sont tous incroyables de sincérité, et servis par un script particulièrement intelligent. En ce qui me concerne, c'est le "film d'adolescents" le plus juste qui existe.
Les DVD en question (et Madame Courtepattes !)
Une créature de rêve (Weird science, 1985)
Le genre : Comédie fantastique
L'intrigue : Les deux pires loosers du lycée décident de simuler sur ordinateur la femme de leurs rêves. Cette dernière devient soudainement réelle et, à l'aide de ses incroyables pouvoirs, décide d'organiser une monstrueuse soirée pour les décoincer...
Remarque : Ce film a inspiré dans les années 90 une série télé ("Code Lisa"), très nettement inférieure à son modèle cinématographique.
Mon avis : Ne cherchez aucune logique aux événements relatés dans ce film, il n'y en a pas ! Les scènes les plus délirantes et les plus absurdes s'enchaînent dans le seul but de faire rire. Objectif largement atteint en ce qui me concerne, je considère ce film comme un des plus drôles que j'ai jamais vu.
La folle journée de Ferris Bueller (Ferris Bueller's day off, 1986)
Le genre : Comédie ironique (il me fallait une rime en « ique » !)
L'intrigue : Aujourd'hui, Ferris a choisi de sécher les cours, malgré l'acharnement de son proviseur et de sa sœur à le prendre sur le fait. Il entraîne avec lui sa copine et son meilleur ami, bien décidé à leur offrir une journée dont ils se souviendront toute leur vie.
Remarque : Ce film a également donné lieu à une série télé ("Parker Lewis ne perd jamais"), mais là encore qui est loin d'atteindre la finesse de l'original.
Mon avis : Ce film est un peu la synthèse ultime des trois précédents, avec un humour omniprésent et très particulier (le héros s'adresse directement au spectateur en se tournant vers la caméra), une histoire d'amour et des passages chargés d'émotion. Du tout bon, du début à la fin.
Vous l'aurez bien compris, j'apprécie énormément ces quatre comédies, et je vous conseille vivement de vous les procurer. Faîtes-moi confiance : dans le genre, on n'a jamais fait mieux, ni avant ni depuis. Aie aie aie, je suis vraiment coincé dans les années 80 ;-)
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