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Mardi 27 février 2007

Cela faisait bien longtemps que je ne vous avais pas présenté un petit jeu de société sympa. Voici donc ma dernière acquisition : Fairy Tale. Comme son nom ne l'indique pas, il s'agit de l'adaptation française d'un jeu de cartes japonais ! Bien que son thème et certains de ses mécanismes puissent faire penser à un jeu de cartes à collectionner (de type "Magic"), ce n'est pas le cas ici. Il s'agit d'un jeu complet, pour 2 à 5 joueurs, que vous pourrez vous procurer pour 20 euros en tout et pour tout. Une partie se déroule en un nombre défini de tours, alternant phases de sélection et de jeu.

- Phase de sélection : A partir d’une main distribuée au hasard, chaque joueur va choisir une carte, passer celles restantes à son voisin de table, et récupérer celles de son autre voisin. En procédant de la sorte 5 fois de suite, chaque joueur aura ainsi sélectionné 5 cartes, et aura une petite connaissance de celles que ses voisins possèdent.

- Phase de jeu : Il s'agit maintenant de jouer 3 des 5 cartes que l'on a précédemment sélectionnées. Une majorité ne dispose que d'une valeur et d'une famille, mais certaines ont des effets sur les cartes déjà jouées. Au terme de cette phase, les 2 cartes non utilisées sont simplement défaussées.

La richesse de Fairy Tale provient du grand nombre de tactiques possibles pour gagner : accumuler des points à l'aide de cartes "simples", miser sur une combinaison difficile à réaliser mais qui rapportera plus à terme, tenter de pourrir le jeu des autres, etc. Le fait de construire sa main puis de ne jouer que 3 cartes sur 5 permet de pallier le hasard de la distribution et de contrecarrer les stratégies des autres joueurs. On en arrive ainsi à sélectionner des cartes qui ne seront jamais jouées, juste pour que les adversaires ne puissent pas en profiter !

Au final, Fairy Tale est un jeu rapide à apprendre, mais qui me semble très riche. Après une partie (qui dure environ 30 minutes), on a envie d'en refaire une autre pour tenter une tactique différente. Son seul défaut serait peut-être son thème assez artificiel. En effet, et malgré les superbes illustrations, je n'ai pas vraiment l’impression de manipuler des fées ou des dragons, mais plutôt des cartes ayant des valeurs et des effets... A part ça, la mécanique est parfaitement huilée, aussi je me permet de vous le recommander :-)

par Weird publié dans : Zoom
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Dimanche 25 février 2007

Une nuit, sans aucun signe avant-coureur, je basculai en effet dans les contrées du rêve. Je m’étais pourtant endormi comme les soirs précédents, sans espoir particulier. Cependant, à mon réveil, je sus avant même d’ouvrir les yeux que j’étais de retour sur la Lune. A demi-conscient, je profitai des derniers instants de mon sommeil tout en savourant la situation. Sans pouvoir me l’expliquer, je me sentais parfaitement détendu, comme si rien de déplaisant n’avait pu m’arriver. Les hautes-terres recelaient pourtant leur lot de danger, mais j’avais le sentiment d’être au-dessus de tout cela. C’est sur cette pensée agréable que je finis par me réveiller complètement. J’étais allongé dans un lit moelleux, au sein d’une somptueuse et vaste chambre. Bien que je ne pus identifier ce lieu, il me semblait familier, comme si j’y étais déjà venu de nombreuses fois auparavant. Repoussant les couvertures, je constatai que, pour la seconde fois, j’étais arrivé nu en ces contrées. Des vêtements luxueux, mais assurément à ma taille, reposaient sur une chaise. Je les passai et me dirigeai vers la porte.

J’allai l’ouvrir lorsque je fus soudainement envahi par le doute. Ce n’était pas de l’inquiétude, mais plutôt une brusque envie de comprendre. Je connaissais cette chambre sans pour autant m’en souvenir, ces vêtements princiers m’allaient parfaitement, et j’allai sortir sereinement sans même savoir ce qui se trouverait derrière la porte. Une idée me traversa l’esprit : « Et si un boggart se trouvait juste derrière ? », aussitôt suivie d’une autre : « Et quand bien même ? ». C’était un sentiment bien difficile à décrire : j’étais à la fois conscient d’agir peu prudemment, et tellement sûr de moi que je n’arrivais pas à me raisonner pour autant. Je me retournai brusquement, examinant la pièce avec la sensation d’oublier quelque chose, jusqu’à ce que mon regard se pose sur la carafe…

Je fis aussitôt demi-tour et me servis un verre du breuvage qu’elle contenait. Le vidant d’un trait, je sentis avec délectation le cognac glisser dans ma gorge, puis aller se loger dans mon estomac. Une intense chaleur explosa dans mon ventre, puis remonta jusqu’à mon cerveau comme une vague de plaisir. J’avais enfin les idées claires ! Légèrement agacé par mes précédentes hésitations, je secouai la tête et fis jouer la poignée de la porte. Celle-ci s’ouvrit sur un large couloir qui desservait de nombreuses autres pièces. Si l’architecture des lieux m’était aussi familière que celle de ma chambre, je reconnus avec certitude le château de la Harpiste. Mais ce qui attira surtout mon attention fut évidemment le boggart qui se trouvait là.

Posté sur une chaise quelques mètres plus loin, il avait bondi sur ses pieds lorsque j’avais ouvert la porte. Cet idiot bougeait si maladroitement qu’il en était presque comique. Il trottina sur ses courtes jambes et vint se planter devant moi, en une espèce de grotesque garde-à-vous. Je ressentis à son égard une légère répulsion mêlée de mépris, et l’idée que je pourrai le terrasser sans difficulté me fit sourire. Levant son visage parcheminé et immobile vers moi, il demanda d’une voix servile : « Vous êtes enfin de retour, Seigneur ? ». Posant des yeux méprisants sur lui, je lui répondis d’un ton glacial : « A ton avis, cloporte ? ». Le gnome eut un léger mouvement de recul, et ses manières craintives m’agacèrent tellement que j’eu la soudaine envie de mettre fin à sa misérable existence. Il dut le lire sur mon visage, car il choisit de reculer de quelques pas et de baisser la tête en signe de soumission. Bien lui en prit, car je n’étais pas vraiment d’humeur à supporter une quelconque insubordination.

Je me mis à marcher d’un pas vif dans le couloir, tant pour le plaisir de sentir onduler ma cape que pour obliger le boggart à courir pour me suivre. Tout en restant à une distance qu’il estimait raisonnable, il me tint au courant des dernières nouvelles. « Le Maître est repartit à la Forteresse depuis plusieurs jours maintenant. Mais ne vous inquiétez pas, tout à été fait selon ses ordres. Nous avons terminé l’exploration du château, et toutes les pièces vous sont désormais accessibles. ». Avec une pointe de fierté, il ajouta, « Seule une vingtaine d’entre nous ont péris en désamorçant les derniers pièges de la sorcière. ». Je fis un rapide calcul, et estimai qu’il s’agissait effectivement d’un chiffre acceptable. « Et avec elle ? », lui demandai-je, « Où en sommes-nous ? ». Le boggart, à moitié empêtré dans son manteau, trébucha avant de me répondre : « Le Maître m’a personnellement demandé d’attendre votre retour, pour vous donner des ordres précis. ». A ces mots, mon sang ne fis qu’un tour, et je projetai mentalement le gnome contre le mur le plus proche. « Pardonnez-moi Sss… Seigneur ! » supplia-t-il d’une voix sifflante, « Je voulais parler d’ordres venant du Maître. Jamais je… je n’aurai osé vous donner… ». Je le laissai retomber sur le sol, à la fois satisfait et exaspéré par ses excuses.

« Parle », lui ordonnai-je, « Quelles instructions m’a-t-il laissées ? ». Le boggart se releva péniblement et poursuivit : « Il a dit que vous ne deviez pas approcher la sorcière, car il n’en avait pas finit avec elle. ». Je pris bonne note de cette information… A vrai dire, cet ordre ne me gênait pas du tout, au contraire. Moins je verrai cette maudite musicienne, mieux je me porterai. « Quoi d’autre ? » crachai-je au visage du boggart. « Il m’a aussi dit de vous rappeler de ne pas oublier votre breuvage. Il faut que vous en buviez au moins… ». « Je sais tout cela par cœur ! » l’interrompis-je, agacé. « Ne t’a-t-il donc rien dit d’important, qui justifie que je te laisse en vie malgré ton insolence ? ». Le gnome sembla – si c’était encore possible – se tasser un peu plus sur lui-même tandis qu’il cherchait une réponse. « La fille ! » glapit-il soudainement. « La fille est ici, dans une cellule ! Et le Maître a dit que vous pouvez en faire ce que vous voulez. ». Ma colère retomba aussitôt, pour laisser la place à une satisfaction perverse. Enfin une bonne nouvelle ! La nuit risquait finalement d’être intéressante…

par Weird publié dans : Chroniques
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Vendredi 23 février 2007
par Weird publié dans : La Bête
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Mercredi 21 février 2007

Hello ! Il y a trois mois environ, lorsque ma chère et tendre a décidé de créer son site web, nous avions comme idée d'y faire figurer une petite mascotte. Son rôle aurait été d'illustrer les différentes rubriques et de refléter des opinions sur les oeuvres critiquées. Mais, étant donné que nous ne sommes pas des dessinateurs, nous avions laissé tomber cette idée. Tout à changé depuis quelques jours, grâce à un outil fort sympathique que nous avons découvert sur le web. Originellement destiné à créer des avatars pour les forums ou les tchats, nous l'avons utilisé pour dessiner la mascotte dont nous rêvions. Du coup, j'en ai profité pour relooker également mon blog, avec un nouveau titre et deux têtes marrantes qui pointent sur nos sites respectifs (ceux qui me connaissent dans la vraie vie, trouvez-vous que mon avatar me ressemble ?). N'hésitez pas à aller voir ce petit programme en tout cas, et amusez-vous également à vous caricaturer :-D

par Weird publié dans : Blog
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Lundi 19 février 2007

Je vais vous solliciter pour un petit sondage aujourd’hui ! Sur mon site weird, une des rubriques pour laquelle je vous annonce de temps en temps une mise à jour (comme aujourd’hui par exemple !) est consacrée à la littérature interactive. Il s’agit d’un mode d’expression qui me fascine, à mi-chemin entre le roman traditionnel et le jeu. En deux mots, imaginez un texte proposant de nombreuses alternatives que le lecteur lira – ou pas – en fonction de ses choix. Ce genre peu répandu a connu son heure de gloire en France dans les années 80, avec la série pour la jeunesse des « livres dont vous êtes le héros ». Mes deux questions sont les suivantes :

1) Connaissez-vous ce concept littéraire (avez-vous déjà lu un tel livre par exemple) ?

2) Appréciez-vous ce concept (ou si vous ne le connaissez pas, cela vous semble-t-il intéressant, en tant que lecteur, de pouvoir agir sur le scénario d'un roman) ?

Merci d’avance de vos réponses, et n’hésitez pas à vous rendre sur mon site si vous voulez en savoir plus sur le sujet (j'en parle plus en détail et je vous y propose un petit exemple pour bien comprendre comment ça fonctionne) ;-)

par Weird publié dans : Blog
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