
Retrouvez l'intégralité des chroniques d'un haut-rêvant et des aventures de La Bête sur mon site :-)
Tous les textes et photos de ce site sont des oeuvres originales protégées par le droit d'auteur et ne peuvent pas être utilisés librement. Vous avez l'obligation d'obtenir l'accord explicite de leur auteur avant toute copie ou utilisation à titre non personnel. Pour rappel : L.122-4 du Code de la Propriété intellectuelle : Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.
Permettez-moi de vous présenter aujourd’hui un petit chef-d’œuvre du nom de Seiklus. Il s’agit d’un jeu vidéo pour PC, généreusement distribué en freeware par son créateur. S’il fallait le catégoriser, je dirai que Seiklus est un jeu d’aventure (basé sur l’exploration et l’observation) avec une interface de jeu de plates-forme, mais j’ai plutôt envie de le considérer comme une œuvre d’art multimédia et interactive ! J’ai découvert ce logiciel il y a quelques jours et c’est son héros minimaliste qui m’a tout d’abord donné envie de l’essayer. A part la musique - qui n’est pas essentielle, et qui est d’ailleurs proposée dans un téléchargement annexe - l’auteur a tout créé dans ce jeu, y compris les graphismes. Leur naïveté apparente ne sera sans doute pas au goût de tout le monde, mais ce style donne une atmosphère vraiment unique au jeu. Il m’est impossible de les qualifier d’amateurs tant leur simplicité est judicieusement poétique.
Outre les graphismes, voici quelques caractéristiques de ce jeu - décidément pas comme les autres - qui m’ont agréablement surpris :
- Le contrôle du héros est tout aussi évident : les quatre touches fléchées lui permettent d’explorer le monde, la barre d’espace affichant quant à elle la carte des lieux et le matériel transporté.
- Le logiciel de comporte pas d’interface visible, permettant ainsi une immersion totale dans cet univers. Il n’y a pas de score ni de barre d’énergie : rien ne vient troubler l’affichage des décors.
- Le temps n’est pas limité et on ne peut perdre d’aucune façon. Le héros est "immortel", pouvant chuter de hauteurs phénoménales ou rester sous l’eau autant qu’il le souhaite.
- Il n’y a pas de combat ni de violence d’aucune sorte au cours de l’aventure (le plus méchant adversaire rencontré se contentera de vous ramener à l’entrée du niveau). C’est un jeu réellement peace & love qui me rend incroyablement zen lorsque j’y joue !
- Il n’y a aucun texte non plus, donc aucune explication clairement libellée : c’est à nous de découvrir le but du jeu, les moyens d’y parvenir et l’utilité des divers objets trouvés. Quelques-unes des énigmes ne peuvent se résoudre qu’en observant calmement les alentours, à la recherche d’un indice graphique qui signalera au joueur attentif l’existence d’un passage secret…
- Et pour finir, sachez qu’il y a des choses cachées que l’on est tout content de découvrir, et ce même « en dehors » du jeu. Par exemple : avant de commencer, l’image de titre se modifie au bout d’une minute si l’on ne touche à rien ou encore à la fin (après le générique), le jeu recommence pour une prolongation et l’on comprend avec joie qu’il y a une seconde « mission » à accomplir ! C’est le genre de petites attentions de l’auteur qui m’ont vraiment fait plaisir, comme un groupe qui revient pour quelques chansons supplémentaires à la fin d’un concert…
En résumé, j’ai vraiment adoré Seiklus, et je ne regrette qu’une seule chose : l’avoir déjà terminé ! Je le conseille à tous ceux qui ne jugent pas un jeu vidéo par la puissance de ses graphismes en 3D mais plutôt par son intérêt et par l’ambiance qu’il dégage. Attention toutefois si votre coordination œil/main/clavier laisse à désirer, car certains passages nécessitant une certaine adresse pourront vous sembler frustrants. Dans le pire des cas, sachez que l’on peut sauvegarder à n’importe quel moment pour reprendre calmement l’aventure un peu plus tard ! N’hésitez plus, Seiklus est original, poétique, calme, peu gourmand en ressources informatique, en un mot : unique ! Vous pourrez le télécharger gratuitement sur cette page.
De retour à la maison, La Bête a jailli hors de sa boîte tel un diable monté sur ressort (le mal des transports sans doute) ! Madame Courtepattes, un peu jalouse de tant d’attentions, aurait bien aimé faire un tour elle aussi dans la voiture pour chats… Enfin bref, au moment où j’écris cette dernière note, une semaine s’est écoulée depuis l’incident. La coupure est encore bien visible mais reste saine, ce qui laisse présager une bonne guérison. A part un léger boitillement donc, La Bête se porte à nouveau à merveille. Il m’a d’ailleurs demandé de tous vous remercier pour avoir lu le compte-rendu de sa mésaventure et de vous être inquiétés pour lui. A bientôt pour de nouvelles histoires félines !
Dans la salle d’attente de la clinique, La Bête patienta gentiment bien que cela ait certainement dû lui faire peur… Son vétérinaire attitré - qui se trouve aussi être le maire de la ville, excusez du peu – l’a finalement reçu et installé sur la table d’opération. Comme il est impossible de poser des points de suture sur le cuir des coussinets (je l’ignorais), il s’est contenté de découper proprement ce qui dépassait de la plaie (re-beurk !), de nettoyer tout ça, et de nous donner un antiseptique à lui faire prendre pendant les jours suivants. D’après lui, la cicatrisation sera longue (plusieurs semaines au minimum). La Bête, toujours docile, s’est laissé faire sans rechigner, bien que cela ait certainement dû lui faire mal…
Le vétérinaire étant à vingt minutes de marche de la maison, et notre matou pesant maintenant près de cinq kilos, il n’est pas question de le porter dans nos bras. Nous installâmes donc sa petite caisse sur un diable, et hop, voilà une ambulance spécialement adaptée pour les chats ! Le trajet se déroula sans incident : La Bête – trop content de voyager sans avoir à marcher sur sa patte blessée – regardant tranquillement le paysage défiler devant lui…
Vos commentaires