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Mercredi 29 novembre 2006

Goldeneye (1995)

- L’intrigue en une phrase : Bond s’oppose à un général soviétique ayant dérobé une arme de destruction massive.
- Mon avis sur le film : Après une absence de 6 ans (le plus long intervalle entre deux films de la série), Bond est de retour et c’est désormais Pierce Brosnan qui endosse son costume. Ce 007 semble avoir abandonné le métier d’espion pour devenir une espèce de super-soldat invulnérable. Il traverse d’ailleurs le métrage en détruisant absolument tous les véhicules et bâtiments qui se dressent sur sa route, sans parler des centaines de soldats qu’il mitraille de manière totalement détachée (a-t-il eu accès au script et sait-il à l’avance qu’il n’aura pas la moindre égratignure ?). Au final, beaucoup de bruit pour pas grand chose, et un film moyen malgré l’envie évidente des créateurs de nous en mettre plein la vue.

Demain ne meurt jamais (1997)

- L’intrigue en une phrase : Bond affronte un magnat de la presse qui tente de déclencher la troisième guerre mondiale pour en avoir l’exclusivité.
- Mon avis sur le film : Le film est à l’image du scénario : débile et navrant ! Les méchants sont fades, les poursuites vont à deux à l’heure, les filles sont moches, les cascades sont ratées et Bond semble lui-même au bout du rouleau. Ni les explosions à répétitions, ni la multiplication de combats contre des vieillards impotents ne changent quoi que ce soit à ce ratage total. Je me plaignais dans les articles précédents du manque de rythme qui plombait parfois une scène ? Ici, c’est tout simplement le film qui est de trop ! J’arrête là car, vous l’aurez compris, je considère cet épisode comme le plus mauvais Bond à ce jour…

Le monde ne suffit pas (1999)

- L’intrigue en une phrase : Bond est chargé de protéger l’héritière d’un empire pétrolier, menacée par un anarchiste.

- Mon avis sur le film : Après les gunfights sans queue ni tête des deux précédents films, c’est avec plaisir qu’on découvre ici une véritable histoire ! Le scénario de cet opus est nettement au-dessus de la moyenne, et présente en particulier l’avantage d’opposer à Bond des adversaires forts intéressants, à la personnalité et aux relations complexes. Cela nous change du traditionnel duo du « milliardaire génial et fou voulant la fin du monde » et de son « homme de main invulnérable et muet » ! Sans conteste le plus cohérent de la période Brosnan, ce qui est assez facile vu les autres.

Meurs un autre jour (2002)

- L’intrigue en une phrase : Après l’échec d’une mission et son emprisonnement pendant près d’un an, Bond doit refaire ses preuves auprès de sa hiérarchie pour ne pas être mis sur la touche.

- Mon avis sur le film : Pour ce vingtième Bond officiel et le quarantième anniversaire de la franchise, les créateurs ont clairement voulu faire un épisode charnière entre le passé et le 21ème siècle. Si les très nombreux clins d’œil aux précédents films (plusieurs dizaines si vous êtes vraiment observateurs !) sont plutôt agréables, certains choix futuristes et techniquement ratés (les « fausses cascades » en images de synthèse ou la voiture invisible par exemple) remportent la palme du mauvais goût ! Et c’est vraiment dommage, car cet opus nous offre en parallèle d’autres éléments d’une qualité rarement atteinte dans le reste de la série. Un vrai paradoxe ce film-là !

Casino Royale (2006)

- L’intrigue en une phrase : Pour sa première mission en tant que 00, Bond doit ruiner un banquier qui finance le terrorisme.
-
Mon avis sur le film : Attention, ce film se démarque clairement de tous les autres ! Si je devais séparer les acteurs en deux groupes, Daniel Craig rejoindrait avec brio Lazenby et Dalton dans le clan des Bond « humains », ceux qui souffrent, transpirent, saignent et pleurent parfois. Le scénario nous montre les débuts de Bond et nous explique comment il est devenu l’espion dont nous avons l’habitude. La mise en scène est aussi brutale que le héros est volontairement mal dégrossi, faisant de ce film le moins glamour et le plus "réaliste" de toute la saga. Il n’y a plus qu’à espérer que la suite sera de la même qualité, et que le personnage titre ne retombe pas dans ce qu’il était hélas devenu : un croisement entre Rambo et l’inspecteur Gadget. Bravo et merci aux producteurs pour avoir osé tout bousculer et créer un épisode si novateur.

par Weird publié dans : Cinéma
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Mardi 28 novembre 2006

Parallèlement, l’inspecteur La Bête n’était pas resté inactif. Il avait obtenu l’autorisation de s’isoler avec le serial-griffeur dans la cour de la prison, et s’entretenait avec lui. Leur discussion, bien que prenant parfois une tournure étrange, semblait d’ailleurs aboutir sur une sorte d’accord…

par Weird publié dans : La Bête
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Dimanche 26 novembre 2006

C’était une sensation extrêmement désagréable, comme si je n’étais pas à ma place et que ce territoire n’était plus le mien. Les choses avaient-elles donc pu autant empirer pendant mon absence ? Je réfléchis rapidement aux différents lieux que je pourrais rapidement rejoindre depuis l’endroit où je me trouvais. La protection du château était tentante, mais il devait être depuis longtemps aux mains de nos ennemis. Le domaine du Peintre serait probablement le lieu où j’aurai été le plus en sécurité, mais il était utopique d’espérer le rejoindre en un seul voyage. Je décidai donc de me rendre tout d’abord au Manoir de l’Absolu, qui était le bâtiment le plus proche de ma position. J’y trouverai forcément de quoi me restaurer et me vêtir… C’est en pensant à ce dernier besoin que je réalisai soudainement l’étrangeté de la situation. Bouleversée par les derniers événements et désireuse de retrouver le domaine, j’étais entrée dans la forêt… sans manteau ! Et pourtant, le froid mortel qui protégeait habituellement nos terres ne se faisait pas sentir. N’importe qui pouvait-il donc circuler sans protection particulière ?

Impatiente de rejoindre ma destination, je gagnai le plus proche sentier au pas de course. L’après-midi touchait à sa fin, et je voulais absolument rejoindre le manoir avant la tombée de la nuit. Pour une raison que j’ignore, les boggarts semblent toujours plus actifs quand l’obscurité recouvre les hautes-terres... Tout en progressant, je tâchais de faire la liste des alliés qui me restaient. Le Haut-Rêvant était je ne sais où, et ma mère se trouvait sûrement sous bonne garde. Comme je ne voulais pas impliquer d’avantage la Tenancière, il me fallait donc me tourner vers le Peintre. Lui-seul pourrait m’aider à comprendre ce qui s’était passé avec la boussole, ainsi qu’à concevoir un nouveau plan d’action. Alors que j’arrivais à un embranchement, un gémissement plaintif se fit entendre sur le côté. Mes sens me répercutèrent une grande douleur et une infinie détresse en provenance de cette direction. Bien qu’en chercher l’origine m’éloignerait du manoir, je décidai malgré tout de faire un crochet pour comprendre ce qui se passait.

J’eu une terrible réponse à mes interrogations, quelques dizaines de mètres plus loin. Dans une petite clairière gisait l’immense corps meurtri du Barghest. Tremblante de peur et de chagrin, je fis le tour de son imposante silhouette. Sa peau était entaillée par des dizaines de blessures, et une horrible brûlure semblait lui avoir paralysé les pattes arrières. Tout en m’approchant de son énorme tête, qui reposait sur le sol, je tentais d’imaginer quelle puissance avait pu en venir à bout. Cet esprit veillait depuis toujours sur notre forêt, sous la forme d’un gigantesque chien. Il traquait et chassait impitoyablement tout intrus osant s’y aventurer avec de mauvaises intentions. Jusqu’à ce jour, j’ignorai qu’il était possible de blesser le Barghest, et encore moins de le vaincre. Le molosse géant plongea son regard dans le mien, et lorsqu’il rendit son dernier souffle, je pus ressentir une partie de la douleur qu’il éprouvait alors. Tandis qu’une vapeur sulfureuse s’élevait dans l’air, son corps se transforma en une énorme souche à la forme vaguement canine…

Je posai la main sur ce qui avait été sa truffe, encore chancelante à cause de la souffrance que je venais d’encaisser. Si nos adversaires s’étaient montrés capable de tuer le Barghest, c’est qu’ils étaient nettement plus forts que ce que je croyais. Il me fallait donc agir avec la plus grande prudence et rassembler toute l’aide que je pourrai trouver. D’un autre côté et malgré mes efforts, je ne pouvais imaginer personne capable de tenir tête à l’être sans visage. Personne à part le Haut-Rêvant bien sûr, et seulement s’il avait pu accomplir son initiation. Plus déterminée que jamais, je repris ma course en direction du manoir. Les premières étoiles apparaissaient dans le ciel lorsque j’atteignis enfin la bâtisse. J’eus le plaisir de la retrouver telle que je l’avais vue pour la dernière fois. Etant donnée la débâcle dans laquelle je me trouvais, je m’étais plus ou moins attendue à découvrir un tas de pierres fumantes. C’est donc légèrement réconfortée que je poussai la porte d’entrée et pénétrai à l’intérieur. Le Manoir de l’Absolu était obscur et silencieux, aussi je décidai de n’allumer aucune lampe pour ne pas me faire repérer de l’extérieur. Avançant prudemment, je fis le tour des pièces pour m’assurer que j’étais bien seule. Je profitai de cette patrouille de reconnaissance pour déplacer un petit meuble jusque devant la porte de la cave. Si cette protection n’empêcherait pas des boggarts d’entrer dans la maison par le souterrain, le bruit me préviendrait au moins de leur présence. Lorsque je fus sûre que les différentes issues étaient closes, je revins à l’étage pour m’équiper.

Le manoir, porte de passage entre les deux mondes, est un lieu qui m’a toujours fasciné et effrayé en même temps. Malgré ma curiosité, je n’y suis venue que quelques fois au cours de ma vie, et je n’ai jamais voulu y rester longtemps. Il se dresse pourtant sur notre domaine, mais le fait qu’il ait été la demeure onirique de mon père m’a toujours gêné pour l’explorer. Je ne me suis jamais senti le droit de fouiller dans ses affaires, malgré le temps qui a pu s’écouler depuis son décès. Mais cette nuit-là, les choses étaient différentes et la situation critique. Dans une chambre au premier étage, je découvris un pantalon et des habits à ma taille. Rapidement, je les échangeais contre la moitié de tenue que je portais depuis mon évasion du Palais des Brumes. Un passage devant un miroir me permit de vérifier que mon visage avait bien été altéré par le maléfice qui dominait ces lieux maudits. Mes traits et mes cheveux semblaient désormais à mi-chemin entre mon apparence habituelle et celle des jumelles éthérées. Troublée et mal à l’aise, je détournai les yeux de ce reflet que je ne reconnaissais qu’à moitié…

L
e ciel était noir comme l’encre lorsque j’entrepris de me restaurer dans la cuisine. Heureusement que cette maison pourvoyait à tous les besoins de ses occupants ! Tout en mangeant, j’hésitais sur la conduite à tenir. Il aurait été plus prudent de passer la nuit en ces lieux, avant de partir pour le domaine du Peintre le lendemain. D’un autre côté, j’étais dans le Manoir de l’Absolu, et mon sommeil pourrait me faire basculer dans le Monde de l’Eveil ! Ce qui - en toute logique - me donnerait probablement l’occasion de retrouver plus vite le Haut-Rêvant. Il y avait en effet plus de chance qu’il se trouve dans sa réalité quand dans la mienne. Je n’avais pas pensé à cette éventualité en venant jusqu’ici, mais maintenant que l’idée s’était imposée à moi, je décidai de profiter de l’occasion. Le voyage entre nos mondes s’était bien déroulé la première fois, et de toute manière je n’avais pas grand chose à perdre en essayant. Après avoir dîné, je montai donc au second étage et gagnai la chambre qui m’avait précédemment servi de point de transit. Je devais être allongée depuis une minute tout au plus lorsque de terribles cris brisèrent le silence nocturne. Je me relevai d’un bond et m’approchai de la fenêtre pour observer la clairière. Une bonne centaine de boggarts, agitant des torches enflammées et hurlant comme des déments, se rassemblait autour du manoir. Après avoir pris position, ils laissèrent passer une haute silhouette encapuchonnée qui se dirigea d’un pas tranquille vers la porte principale…

par Weird publié dans : Chroniques
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Vendredi 24 novembre 2006

Le relevé d’indice n’ayant rien donné, l’inspecteur La Bête décida de changer de tactique. Il laissa Chat Roux en planque dans le jardin et partit pour la prison, avec l’intention de demander à Chat Gris de l’aider à profiler le criminel... Une bonne heure plus tard, Chat Roux – qui commençait à trouver le temps long – prit l'initiative de continuer seul ses investigations.

par Weird publié dans : La Bête
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Mercredi 22 novembre 2006

Rien que pour vos yeux (1981) 

- L’intrigue en une phrase : Bond doit s’allier à un trafiquant pour récupérer, avant le KGB, un système de guidage de missiles.

- Mon avis sur le film : Ce film est le premier de la série que j’ai vu au cinéma (je n’en ai raté aucun depuis), alors j’ai forcément pour lui une tendresse particulière ! Plus impartialement, j’apprécie cet épisode pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, plusieurs indices montrent que les scénaristes ont voulu tirer un trait sur la légèreté du précédent film, voire sur toute la décennie passée, plaçant celui-ci comme la suite directe de « Au service secret de sa Majesté ». Aucun gadget, moins d’humour et un certain côté tragique en font le Bond le plus sérieux de l’époque Moore. Et pour la première fois depuis longtemps, on sent que 007 risque vraiment sa peau dans certaines situations ! Mention très bien en ce qui me concerne…

Octopussy (1983
)

- L’intrigue en une phrase : Bond enquête sur un trafic de bijoux qui sert à financer les projets de conquête d’un militaire soviétique extrémiste.

- Mon avis sur le film : Encore un épisode avec un gros problème de rythme et une flagrante demi-heure de creux aux deux-tiers du film. Cette longue scène plombe du coup mon enthousiasme, juste avant un final pourtant original et très sympathique. Mis à part ce défaut, le spectacle est total pour peu que l’on apprécie l’ambiance très « cartoon » du cinéma d’aventure de l’époque !

Jamais plus jamais (1983)

- L’intrigue en une phrase : La même que dans « Opération tonnerre » de 1965, puisque ce film  (qui ne fait d’ailleurs pas officiellement partie de la série) est une adaptation parodique du même roman.

- Mon avis sur le film : Nous retrouvons ici un Sean Connery décontracté qui multiplie les clins d’œil, parfois très appuyés, aux amateurs de Bond. Sujet tabou dans la série officielle, l’âge de l’acteur principal est ici volontairement mis en avant, nous proposant un Bond sur le retour mais avec de beaux restes(*) ! Le seul défaut de ce film est une fois de plus sa longueur excessive (2h15, c’est beaucoup trop pour son ton léger), en faisant au final un épisode… moyen. Dommage car l’idée était plutôt sympathique. (*) Sean nous refera d’ailleurs le coup en 1996 dans le film d’action « Rock », où son personnage (même si son nom n’est pas cité) est clairement James Bond :-D

Dangereusement votre (1985)

- L’intrigue en une phrase : Bond s’oppose à un industriel ne reculant devant rien pour devenir le numéro un mondial de la puce électronique.

- Mon avis sur le film : Dernière apparition de Roger Moore dans le rôle-titre, ce film est une bonne synthèse des défauts et des qualités de sa période dans l’histoire de 007. Heureusement, plusieurs éléments agréables (en particulier des méchants jubilatoires !) en font au final un épisode distrayant et nettement mieux rythmé que les deux précédents. Tout ce qu’on demande à un Bond quoi…

Tuer n’est pas jouer (1987)

- L’intrigue en une phrase : Lorsqu’un transfuge renseigne les services secrets britanniques sur une ordonnance destinée à abattre leurs meilleurs éléments, Bond décide de mener sa propre enquête.

- Mon avis sur le film : Un nouvel interprète pour Bond, en la personne de l’excellent (et généralement sous-employé) Timothy Dalton. Il incarne ici un 007 à la psychologie plus complexe que son prédécesseur, tantôt assassin professionnel et froid, tantôt profondément humain et sensible. Le film quant à lui est un modèle du genre, avec une intrigue à tiroirs, ainsi que des lieux et des situations très variées. Je n’ai vraiment pas grand chose à reprocher à cet excellent épisode, si ce n’est certains personnages secondaires carrément trop neuneux.

Permis de tuer (1989)

- L’intrigue en une phrase : Pour venger un ami, Bond quitte les services secrets et s’attaque seul à l’empire d’un narcotrafiquant.
- Mon avis sur le film : Second (et hélas dernier) film avec Dalton, cet épisode est vraiment à part dans la série. On y retrouve tous les ingrédients et personnages d’un Bond classique, mais au service d’une histoire très différente des habituelles missions commandées. Plus proche d’un policier d’action que d’un film d’espionnage, cet épisode est particulièrement sombre, violent, et diablement efficace ! Si ce n’est son happy-end parachuté sans aucune logique, il aurait très bien pu servir pour conclure en beauté la franchise, ou encore servir de transition vers une autre utilisation du personnage-titre. Hautement recommandé !

par Weird publié dans : Cinéma
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