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Mardi 22 mai 2007

Aujourd'hui, deux films pour le prix d'une note, petits veinards ! Il s'agit tout simplement des deux derniers DVD que j’ai loués à mon vidéoclub…

Je commence avec « Flyboys », un film retraçant la vie d'une escadrille de pilotes américains durant la première guerre mondiale. Sachez tout d'abord que le film n'est pas exempt de défauts, à commencer par l'inévitable histoire d'amour entre le beau pilote et la courageuse infirmière, ah non, fermière, mais à quelques lettres près c'est pareil. C'est cliché, c'est inutile, mais il semble que cela fasse hélas partie du cahier des charges de ce genre de film. A côté de ça, il y a deux trucs qui m'ont bien plu. La première chose, ce sont les combats aériens. Bien que parfois peu réalistes (mais bon, on est dans le grand spectacle héroïque), et malgré le fait que les avions allemands soient étrangement tous des triplans rouges (sûrement un choix de « lisibilité » des plans mettant en scène de nombreux appareils), ces affrontements sont techniquement très bien foutus, et on s'en prend plein la vue. La seconde chose que j'ai énormément appréciée, c'est que beaucoup de personnages vont y rester tout au long du film, y compris ceux auxquels on s'attache. Ca change des habituels scénarios où on sait dès le départ qui va survivre et qui n'est là que pour montrer que la situation est dangereuse. Un film plutôt sympathique et efficace donc, et qui en plus m'a donné envie de ressortir mon Amiga pour jouer à Wings (comprendront... ceux qui comprendront !)


Le second film est "Les fils de l'homme", une histoire d'anticipation mettant en scène une humanité sur le déclin car devenue stérile. On y suit un type qui se contente de survivre, mais qui voit réapparaître dans sa vie son ancienne compagne, cette dernière lui confiant une mission à l'importance planétaire ! Ce film est bourré de qualités, et je vous recommande plus que chaudement de le regarder. Tout d'abord c'est de la science fiction intelligente, qui se concentre sur un vrai scénario et de vrais personnages. Il y a juste ce qu'il faut pour qu'on se croit effectivement vingt ans dans le futur, mais sans en faire des tonnes, et c'est un exemple que devrait suivre de nombreux décorateurs. Ensuite, c'est passablement bien interprété, avec des acteurs, principaux ou seconds rôles, convaincants et, semble-t-il, impliqués dans le projet. Et enfin, c'est d'une maîtrise technique incroyable ! L'image est fabuleuse et la mise en scène est, j'ose le dire, carrément inédite. Il y a plusieurs plans-séquences (scènes tournées sans interruption) d'une durée et d'une complexité (nombre de figurants, explosions, etc.) que je n'avais encore jamais vu, ni osé rêver de voir, dans un film. Je tire mon chapeau au réalisateur, Alfonso Cuarón !

par Weird publié dans : Cinéma
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Jeudi 10 mai 2007

Il y a quelques années de cela, après avoir revu pour la troisième fois le film Matrix, j’avais écris un e-mail à une amie (qui apprécie ce métrage beaucoup plus que moi) pour lui signaler les incohérences qui m’avaient frappé. Je ne parlais pas d'incohérences entre le film et la réalité (c'est une histoire fantastique et j'en accepte donc toutes les règles) mais uniquement des moments où le scénario se contredit lui-même. En faisant du rangement, je suis retombé sur cet e-mail et je me suis dit que ça pourrait être un bon article pour le blog. Si vous connaissez Matrix (je parle du premier film), lisez ce qui suit et laissez-moi un commentaire pour me donner votre avis. Personnellement, je trouve qu’une telle quantité d’erreurs (et encore, il ne s’agit que de celles que j’ai relevées !) représente tout simplement un manque de respect envers le spectateur. Bonne lecture :-)


Hypothèse du film : Incapable d'utiliser l'énergie solaire car l'atmosphère est assombrie, les robots cultivent les humains pour en tirer de l'électricité.
Problème : En oubliant même le fait que le film se passe dans 200 ans (et donc qu'il y a certainement des tas de nouvelles technologies pour produire de l'électricité), y'a quand même plus simple : des centrales nucléaires par exemple... A moins que les robots craignent pour l'environnement ?

Hypothèse du film : La matrice n'est qu'une illusion projetée aux humains. Les agents sont des programmes de surveillance qui peuvent altérer les lois physiques de cette réalité virtuelle (ex : défoncer des murs à coups de poings ou fermer "magiquement" la bouche de Néo lors de son interrogatoire au début du film)
Problème : S'ils peuvent faire ce genre de miracles, comment peuvent-ils tomber à cours de balles (scène du métro) ? Pourquoi même utiliser des flingues s'ils peuvent altérer à distance le corps de leurs adversaires ?

Hypothèse du film : Le but de la matrice est de faire croire aux humains "dans leur oeuf" que la réalité est normale.
Problème : Pourquoi les agents exposent-ils leurs capacités surhumaines en public (saut d'immeuble au début du film, poursuite dans Chinatown, etc.) ?

Hypothèse du film : Les agents voient à travers les yeux des humains (par exemple le clochard dans le métro) et peuvent "prendre possession" du corps de ces derniers.
Problème : Pourquoi se déplacent-ils en voiture (il est plus simple et rapide de se téléporter ainsi) ? Pourquoi au tout début du film, alors qu'ils veulent coincer Trinity, perdent-ils du temps à monter les escaliers au lieu de prendre possession d'un flic déjà sur place ? Pourquoi lorsque Trinity et Neo font tout péter au rez-de-chaussée de l'immeuble, les agents attendent-ils tranquillement en haut au lieu de prendre possession d'un garde à l'entrée ? Etc, etc, etc...

Hypothèse du film : Juste après son interpellation au début du film, Néo reçoit un coup de fil de Morpheus. La première phrase de ce dernier est "Cette ligne est sur écoute".
Problème : Si la ligne est sur écoute, pourquoi dans la conversation qui suit Morpheus dit à Néo "Ils t'ont relâche car s'il savaient comme tu es important ils t'auraient tué" ? Pourquoi lui dit-il ensuite "Rendez-vous au pont Machin" ? La ligne est sur écoute ou pas ?

Hypothèse du film : La ligne est sur écoute.
Problème : Pourquoi les agents n'interceptent pas Néo, Trinity et le reste de la bande au pont Machin ? Pourquoi ne les suivent-ils pas jusqu'au repaire de Morpheus ?

Hypothèse du film : Allez d'accord, on va dire que la ligne n'est pas sur écoute...
Problème : Oui mais à ce moment du film les agents ont mis dans le ventre de Néo un robot-espion. Quelle que soit sa fonction (micro, traceur, etc.), pourquoi ne s'en servent-ils pas pour l'espionner et arrêter les autres rebelles ?

Hypothèse du film : Ok la ligne n'est pas sur écoute et le robot ne sert à rien...
Problème : Ben alors pourquoi est-ce que les agents ne surveillent pas les allées et venues de Néo à travers ses yeux, et ne prennent pas possession de son corps pour buter les rebelles quand il est dans leur repaire (avant le coup des pilules bleue/rouge) ?

Hypothèse du film : Cypher est un traître. Il a passé un accord avec les agents.
Problème : Quand et comment a-t-il pu faire ça ? Les rebelles ne peuvent entrer ou sortir de la matrice qu'avec l'aide de Tank, l'opérateur, qui surveille tout ce que les "connectés" vivent grâce à ses moniteurs...

Hypothèse du film : Après s'être réveillé dans le vaisseau, Neo passe plusieurs jours (semaines ?) à s'entraîner (simulateurs de combat, de saut, de "matrice", etc.). Il y a même une scène où Trinity lui apporte à manger dans sa chambre.
Problème : Lors de la scène du repas juste avant la rencontre avec l'oracle, pourquoi Néo regarde-t-il d'un drôle d'air la bouillie qu'on lui sert ? Pourquoi les autres membres de l'équipage doivent-ils lui expliquer ce que c'est ? Qu'a-t-il donc mangé depuis son réveil ?

Hypothèse du film : Les agents peuvent bouger suffisamment vite pour esquiver les balles, ce que fait l'agent sur le toit lorsque Neo vide ses deux chargeurs sur lui.
Problème : Pourquoi 30 secondes plus tard le même agent à le temps de se faire poser un flingue sur la tempe, de se retourner, de regarder Trinity dans les yeux, de l'écouter lui dire "Evite celle-là", et... n'a pourtant pas le temps de l'éviter, justement ?

Hypothèse du film : Les agents peuvent bouger suffisamment vite pour enchaîner 100 coups de poings en 2 secondes (Smith le fait pendant le combat du métro).
Problème : Pourquoi se battent-ils "à vitesse normale" le reste du temps ? Par esprit sportif ?

Hypothèse du film
: Néo dans son hélicoptère arrose pendant 10 minutes à la mitrailleuse lourde une pièce de l'immeuble. Tout est détruit à l'intérieur (sol, plafond, murs, agents).
Problème : Morpheus, assis en plein milieu, ne s'est pas mangé une seule balle !

Hypothèse du film : Eclatés par la sulfateuse de Neo, les agents prennent possession de flics postés à l'extérieur de la salle où ils torturent Morpheus.
Problème : Pourquoi les flics attendent-ils bien sagement au garde à vous dans le couloir d'être possédés, alors que ça fait 10 minutes que la pièce qu'ils sont sensé garder se fait détruire par une mitrailleuse d'un hélico en stationnement.

Hypothèse du film : Morpheus, tabassé par l'agent Smith, puis bastonné par une équipe du Swat, puis drogué et torturé, est dans un état de faiblesse tel qu'il peut à peine ouvrir un oeil lors de son interrogatoire.
Problème : Comment peut-il, 5 secondes plus tard, briser ses menottes en acier, courir à travers la pièce et enfin attraper un hélico au vol ?

Hypothèse du film : Morpheus arrive à tricher avec les rêgles de la matrice. Il peut se jouer de la gravité, faire des bonds ou des chutes incroyables. Il s'entraine même tous les jours sur son simulateur, et d'après l'équipage du vaisseau c'est le meilleur à ce petit jeu (alors que Trinity n'est pas mauvaise à en croire son évasion dans la première scène).
Problème : Pourquoi Morpheus a-t-il si peur de tomber quand il s'évade en hélico ?

par Weird publié dans : Cinéma
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Jeudi 22 mars 2007

300

Sous cette rubrique intitulée "cinéma", je vous parle la plupart du temps de home-cinema, ou plutôt de films que j'ai vus en DVD. Il m'arrive pourtant d'aller de temps en temps dans une salle obscure, comme cela vient d'être le cas avec le film "300". En fait, c'est pour ce genre de film que je me déplace encore parfois au ciné : pour me prendre une grosse claque visuelle et sonore ! Tout comme Sin City, "300" est l'adaptation d'une BD de Frank Miller que je n'ai pas lue. Je ne peux donc pas comparer le film à l’œuvre originale (ce qui n'est pas plus mal finalement). Par contre, je peux tout de même vous dire que ce film a bénéficié d'un traitement graphique et d'une mise en scène qui lui donne parfaitement l'air d'une bande dessinée.

Avant d'aller le voir, j'avais lu plusieurs critiques lui reprochant d'abuser des ralentis, trop présents tout au long du métrage. S'il est vrai que (à vue de nez) quasiment toutes les scènes n'étant pas des dialogues sont au ralenti, cela ne m'a aucunement gêné. J'irai même jusqu'à dire qu'il s'agit peut-être du film où cette technique est non seulement la mieux exploitée, mais aussi la plus justifiée. Lors des (nombreux et violents) combats, son utilisation nous permet enfin d'apprécier de magnifiques chorégraphies (oui, la guerre au cinéma ça peut être visuellement très beau !), là où la plupart des films d'action se contente d'un montage haché et d'une caméra parkinsonienne. Et lors des autres plans, on assiste avec bonheur à une sorte d'image semi-figée, animée ça et là par des détails (le vent dans une cape par exemple), pour un résultat vraiment proche de "l'arrêt sur image" que constitue une case de BD.

Des plans beaux comme des tableaux !


Sans jamais basculer dans le fantastique, ce film ne se veut en aucun cas réaliste, que ce soit dans les capacités physiques de ses héros où l'apparence difforme de certains méchants. Ca ne plaira donc sans doute pas à tous les spectateurs, mais je pense qu'il faut considérer cet aspect du film comme lié à sa narration. Il s’agit de l'histoire d'une poignée de grecs, racontée par l’un des leurs, faisant face à des milliers de barbares – dans le sens historique du terme. Les Spartiates sont donc idéalisés (pectoraux et abdos impeccables !), tandis que leurs ennemis sont littéralement monstrueux. Je crois que c'est tout simplement dans ce sens qu'il faut interpréter l'aspect physique des protagonistes.

Au final, j'ai donc vraiment bien apprécié "300", tant pour sa réalisation et son interprétation que pour l'avancée technologique et artistique qu'il représente pour le cinéma en général. Il y a des films qui font ainsi avancer les choses, et qu'on soit sensible ou pas à cette déferlante de testostérone, je pense que cette façon filmer est à la fois originale et réussie. A moins que vous soyez absolument allergique à la violence, ici sublimée graphiquement, je vous invite donc à aller le voir. Ce métrage est une réussite en lui-même, et laisse également présager de très bonnes choses pour l'avenir du 7ème art. Mon seul regret est qu'il soit finalement assez court : 2 heures très vite passées. Un péplum de cette envergure aurait facilement mérité une heure de plus ;-)

 

par Weird publié dans : Cinéma
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Jeudi 8 mars 2007

Avant de voir le premier Pirates des Caraïbes, je ne n'en attendais pas grand chose (un film tiré... d'un manège... d'un parc d'attraction ?). Cependant, l'idée d'une comédie d'aventure avec des pirates me semblait tout de même assez attrayante. Pour faire court, je dirai que je me suis franchement ennuyé au long de ces 2h20. Malgré un visuel (décors, costumes) des plus réjouissants et un Johnny Depp talentueux et décalé, la sauce n'a pas pris avec moi. Le scénario était inexistant, le film mal rythmé et plutôt lent, les scènes "d'action" manquaient de punch, et l'intrigue était très répétitive (on va dans la grotte... et puis on y va encore, tiens !). J'ai laissé passé un an avant de le revoir (oui, il m'arrive fréquemment de mater plusieurs fois des films que je n'aime pas, ça me donne la légitimité nécessaire pour les critiquer !). Et là même constat, tous ces défauts sont bien réels et pire, je n'avais plus l'agréable surprise de l'interprétation déjantée de Depp.

Succès oblige, on nous a donc pondu une suite que j'ai récemment louée au vidéoclub. Il semble que la prise de risque ne soit pas à l'ordre du jour, car ce second opus est en tous points semblable au premier ! D'un autre côté, les producteurs auraient tort de vouloir tenter autre chose vu le succès financier de l'opération. Je considère le second "Pirates des Caraïbes" comme la version longue du premier. C'est encore plus... long justement (2h40, une aberration pour une comédie familiale), encore plus ambitieux visuellement (hélas le kraken m'a plutôt fait pitié qu'autre chose), et encore plus creux ! Cette fois-ci les dialogues sont à la fois interminables, inintéressants, et même parfois incompréhensibles (quelqu'un peut-il m'expliquer clairement les motivations des multiples personnages principaux ?). Quant à la sensation de répétition des scènes, on la retrouve étrangement décuplée (on va dans le marais voir la sorcière... et puis on va encore dans le marais voir la sorcière. On dévale le paysage dans une cage circulaire.... et puis on dévale le paysage dans une roue de moulin.). Moi qui m'intéresse depuis toujours à la sensation de déjà-vu, j'avais l'impression de devenir dingue ! Quant à Johnny Depp... et bien il est désormais prisonnier de son rôle, obligé de s'auto-caricaturer jusqu'à l'écœurement. Je suggère au réalisateur de scanner son visage et de le remplacer par une image de synthèse pour la suite !


Au-delà de cet ennui profond, j'ai de plus la même (et très désagréable) sensation devant ces films que devant la nouvelle trilogie Star Wars : A savoir de ne pas regarder un film, mais une gigantesque publicité pour les produits dérivés. Tel personnage a-t-il une raison d'exister à l'écran, où est-ce juste un mannequin "en live" pour promouvoir les figurines qui accompagnent la sortie du film ? Telle scène d'action improbable a-t-elle un réel intérêt cinématographique, ou est-ce seulement la bande-annonce d'une des épreuves du jeu vidéo éponyme ? J'ai l'impression que le département marketing à d'abord réfléchi à tout ce qu'il pourrait vendre, avant de dire aux scénaristes : "Maintenant débrouillez-vous pour combler les vides entre ces scènes". Bref, je n'attend vraiment pas le troisième film qui doit sortir dans deux mois (mais je sais que je le verrai un jour, par curiosité). Et s'il me prend l'envie de revoir un film de pirates relativement récent, je me tournerai plutôt vers "L'île aux Pirates" de 1995 (film détesté par pas mal de monde et sixième pire banqueroute financière de toute l'histoire du cinéma !), qui a le mérite de me distraire, tout simplement :-D

 

par Weird publié dans : Cinéma
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Samedi 10 février 2007

John Hugues, c'est un scénariste à qui l'on doit d'énormes succès dans la comédie familiale ("Maman j'ai raté l'avion" ou "Beethoven" par exemple). Anthony Michael Hall, c'est le héros de la série "Dead Zone" qui passe à la télé en ce moment. Quel rapport entre ces deux personnages me demanderez-vous ? Il se trouve qu'au milieu des années 80, ils ont tourné coup sur coup trois excellentes comédies ensemble. Or, pour mon plus grand bonheur, ces trois films sont désormais disponibles en France, en DVD, et pour moins de 10 euros chacun ! Permettez-moi donc de vous en faire la pub et d'en ajouter au passage un quatrième (toujours de Hugues, mais sans Hall), tourné dans la foulée et tout aussi indispensable.

Seize bougies pour Sam (Sixteen candles, 1984)

Le genre : Comédie romantique

L'intrigue : La famille de Samantha (Molly Ringwald), obsédée par le mariage de sa sœur aînée, oublie qu'elle fête aujourd'hui ses 16 ans. Elle a pourtant déjà de quoi se plaindre, entre le garçon de ses rêves qui ne sait même pas qu'elle existe, et le ringard du lycée (Anthony Michael Hall) qui lui tourne sans cesse autour.

Mon avis : C'est une comédie romantique légère et sympa, extrêmement représentative des valeurs et de l'esthétique des années 80 (comme les films suivants d'ailleurs). Molly Ringwald et Anthony Michael Hall font tous les deux preuve d'un réel talent pour la comédie (au sens large du terme). S'il est tout de même inférieur aux trois métrages dont je vais maintenant parler, ce film est suffisamment frais et drôle pour que je vous le recommande chaudement.

Breakfast club (The breakfast club, 1984)

Le genre : Comédie dramatique

L'intrigue : Cinq lycéens que tout oppose (un surdoué (Anthony Michael Hall), une fille à papa (Molly Ringwald, encore !), un sportif, une névrosée et un rebelle) sont collés ensemble par le proviseur. Au cours de la journée, ils apprendront à découvrir qui ils sont réellement au-delà de l'image que les autres ont d'eux.

Mon avis : Je donne comme genre à ce film celui de comédie dramatique, car il est à la fois particulièrement drôle et réellement émouvant par moment. Les acteurs sont tous incroyables de sincérité, et servis par un script particulièrement intelligent. En ce qui me concerne, c'est le "film d'adolescents" le plus juste qui existe.

Les DVD en question (et Madame Courtepattes !)

Une créature de rêve (Weird science, 1985)
Le genre : Comédie fantastique
L'intrigue : Les deux pires loosers du lycée décident de simuler sur ordinateur la femme de leurs rêves. Cette dernière devient soudainement réelle et, à l'aide de ses incroyables pouvoirs, décide d'organiser une monstrueuse soirée pour les décoincer...
Remarque : Ce film a inspiré dans les années 90 une série télé ("Code Lisa"), très nettement inférieure à son modèle cinématographique.
Mon avis : Ne cherchez aucune logique aux événements relatés dans ce film, il n'y en a pas ! Les scènes les plus délirantes et les plus absurdes s'enchaînent dans le seul but de faire rire. Objectif largement atteint en ce qui me concerne, je considère ce film comme un des plus drôles que j'ai jamais vu.

La folle journée de Ferris Bueller (Ferris Bueller's day off, 1986)
Le genre : Comédie ironique (il me fallait une rime en « ique » !)
L'intrigue : Aujourd'hui, Ferris a choisi de sécher les cours, malgré l'acharnement de son proviseur et de sa sœur à le prendre sur le fait. Il entraîne avec lui sa copine et son meilleur ami, bien décidé à leur offrir une journée dont ils se souviendront toute leur vie.
Remarque : Ce film a également donné lieu à une série télé ("Parker Lewis ne perd jamais"), mais là encore qui est loin d'atteindre la finesse de l'original.
Mon avis : Ce film est un peu la synthèse ultime des trois précédents, avec un humour omniprésent et très particulier (le héros s'adresse directement au spectateur en se tournant vers la caméra), une histoire d'amour et des passages chargés d'émotion. Du tout bon, du début à la fin.

Vous l'aurez bien compris, j'apprécie énormément ces quatre comédies, et  je vous conseille vivement de vous les procurer. Faîtes-moi confiance : dans le genre, on n'a jamais fait mieux, ni avant ni depuis. Aie aie aie, je suis vraiment coincé dans les années 80 ;-)

 

 

par Weird publié dans : Cinéma
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