La note en trop
Bien qu'il soit forcément douloureux de devoir se justifier dans de pareilles circonstances, cela me semble nécessaire étant donnée la date du jour. Je le précise donc une bonne fois pour toute : ceci n'est pas un poisson d'avril. Pour faire court, La Bête a disparu. Cela fait cinq jours pleins que nous ne l'avons pas revu, alors qu'il ne s'était jamais absenté plus de 24 heures. Nous avons bien entendu effectué toutes les formalités nécessaires en un pareil cas (vétérinaires du coin, police municipale, fourrière, fichier national félin, affichettes dans la ville, etc.). A ce point des recherches, rien ne prouve qu'il soit mort ou qu'il ne reviendra pas un beau jour, mais – pour être honnête – nous sommes plutôt dans l'idée que nous ne le reverrons plus...
Je n'ai jamais souhaité utiliser ce blog pour raconter ma vie (et ce n'est pas aujourd'hui que ça commencera), mais sachez simplement que mon inquiétude et ma peine sont proportionnelles à la joie que m’a apportée La Bête au cours des trois dernières années. Ce week-end est donc, bien évidemment, un des plus pourris de ma vie. Je n'ai pas la moindre envie d'écrire mes chroniques – ni de faire quoi que ce soit de constructif d'ailleurs. Pour ne rien vous cacher, j'en arrive même à me poser des questions sur l'avenir de ce blog, La Bête en étant après tout le moteur principal (il n'y a qu'à comparer l’importance des différentes rubriques). Quelle que soit ma décision finale, j'ai en tout cas choisi de ne plus poster mes habituelles notes pour le moment.
Je sais que La Bête compte de véritables amis sur le web (dont un tas d’internautes ne l'ayant jamais rencontré en vrai). C'est pour vous que je me devais d’annoncer cette triste nouvelle, aussi pénible fut-elle à rédiger. Merci d'avance à tous ceux qui se sentiront concernés par sa disparition.